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05.12.2005

Page 4 - INFORMATIONS GÉNÉRALES

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TENEZ - VOUS BIEN LES CÖTES

COMBIEN Y A-T-IL DE PRËTRES CATHOLIQUES EN FRANCE ?

PROCÈS SANS PRÉCÉDENT EN ITALIE
L'existence de Jésus soumise à la justice

TOUCHE PAS À MA LIBERTÉ D'EXPRESSION

LES TAUREAUX SONT-ILS AUSI DES CRÉATURES DE DIEU ?

SCIENCE & VIE PREND LES ATHÉES POUR DES IMBÉCILES

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TENEZ - VOUS BIEN LES CÖTES

Le 15 juin dernier Maurice DRUON, le secrétaire perpétuel honoraire de l'Académie française était l'invité de Laurent RUQUIER dans l'émission "On a tout essayé". Après avoir été sévèrement accroché par Gérard MILLER pour avoir pris la défense de Maurice Papon, et au cours des questions - réponses qui ont suivi, il a déclaré sur un ton peu amène, qu'il s'entendait avec les croyants de toutes les religions mais qu'il ne s'entandait pas avec les incroyants, ou plûtot a-t-il précisé avec les athées déclarés.
Philippe VANDEL (que nous remercions de s'être déclaré athée) lui a répliqué du tac au tac:
- Moi je suis un athée déclaré. Ben Laden est croyant. Alors si je quitte ce plateau et si je suis remplacé par Ben Laden, vous discuteriez avec lui ?
Pris de court Maurice DRUON lui a répondu:
- Ben Laden n'est pas croyant.
Nous ne savions pas que M. Maurice DRUON s'autorisait à décerner des brevets de croyant authentique à qui bon lui semble quand ça l'arrange. À l'avenir il ne suffira pas de se convertir à une religion quelconque pour être reconnu comme un vrai croyant. Encore faudra - t-il faire tamponner son certificat de baptême par M. Maurice DRUON. Il doit bien être le seul à affirmer que Ben Laden n'est pas croyant.
Nous venons de perdre Raymond DEVOS, mais il nous reste encore Maurice DRUON pour nous faire rire. Tenez-vous bien les côtes.

COMBIEN Y A-T-IL DE PRËTRES CATHOLIQUES EN FRANCE ?

Le nombre de prêtres diocésains était encore de 41.000 en 1965. Il est descendu à 31.800 en 1979, puis 25.716 en 1989, dont 60% de plus de soixante ans. Au total, la France comptait 22.855 prêtres en 2004 (dont 16.859 prêtres diocésains et 5.326 prêtres religieux),
Le nombre d'ordinations de nouveaux prêtres devrait être cette année équivalent à celui de l'an dernier à une unité près,
125 ordinations ( 98 prêtres diocésains et 27 prêtres d'ordres religieux ) ont été célébrées en France en 2005, En 2004, ce chiffre était de 124 ( dont 90 prêtres diocésains et 34 religieux ) et en 2003 de 142 ( 105 prêtres diocésains et 37 religieux ).
Le recul de la pratique religieuse, la régression du monde rural, la raréfaction des familles nombreuses et le climat général moins favorable à l'engagement définitif comptent parmi les raisons de l'effondrement du nombre de prêtres depuis quarante ans.
Pour assurer le simple maintien de quelque 25.000 prêtres, il faudrait non pas une centaine d'ordinations par an, mais 600 et le nombre actuel de séminaristes ne le laisse pas espérer, selon l'encyclopédie catholique Théo qui souligne le rôle croissant des laïcs dans l'Eglise.
En 1970, il y avait 3.390 séminaristes, dont 402 en première année. Ces chiffres avaient chuté respectivement à 1.196 et 238 en 1986.
On note une légère remontée des entrées au séminaire ces deux dernières années. Sur toute la France, Il y a eu 142 entrées au séminaire pour la rentrée universitaire 2005-2006. Il y en avait eu 135 pour l'année 2004-2005 et 121 entrées pour 2003-2004. Au total, 784 séminaristes sont en formation pour 2005-2006.
NdlR: actuellement l'Église catholique compense le manque de prêtres par des prêtres étrangers dont certains viennent d'Afrique. Après ses plombiers, la Pologne ne tardera pas à nous envoyer ses missionnaires.

PROCÈS SANS PRÉCÉDENT EN ITALIE
L'existence de Jésus soumise à la justice


Un procès sans précédent se déroule en ce moment le plus sérieusement du monde devant le tribunal de VITERBE en Italie.
Un agronome italien de 72 ans, Luigi CASCIOLI, poursuit un prêtre italien le Père Enrico RIGHI 75 ans, en vertu de l'article 611 du Code Pénal italien, pour "avoir abusé de la crédulité populaire", en présentant Jésus comme un personnage historique.
Le plaignant a réaffirmé devant le tribunal et la presse internationale accourue des quatre coins du monde, que le Christ n'a pas existé, et que l'Église catholique présente des faux historiques inventés, comme des vérités et des faits réellement survenus pour les nécessités de sa doctrine religieuse.
Luigi CASCIOLI défend sa thèse dans un livre intitulé "La Fable du Christ" (1), édité en italien, français, anglais et espagnol, ainsi que sur son site Internet: www.luigicascioli.it
Entre les deux hommes, qui se sont connus il y a plus d'un demi-siècle au séminaire, la dispute a commencé lorsque dans son bulletin paroissial le prêtre a écrit que Luigi Cascioli était un athée à éviter. Celui-ci s'est senti justement offensé quand dans son petit village, les fidèles catholiques lui ont tourné le dos, convaincus qu'il était voué aux enfers. Et en septembre 2002, Luigi Cascioli décide de passer à la contre-offensive de la façon que l'on sait.
Après l'affaire du juge Luigi TOSTI condamné à 7 mois de prison pour avoir refusé de siéger sous un crucifix, cette nouvelle affaire doit être considérée aussi comme une réaction contre l'immixion devenue insupportable de l'Église catholique, dans la vie publique du pays.
Ce procès qui pourrait bien provoquer un branle-bas chez les historiens aurait eu peu de chances de se produire en France, pays de tradition laïque malgré l'application imparfaite de la loi de 1905.
Les juges italiens doivent être très embarassés, pris entre leur devoir de juger sur pièces et la présence toute proche du Vatican qui est réellement tout puissant et omniprésent en Italie.
Quelle que soit l'issue de cette affaire dont il y a fort à parier que le tribunal prononcera un jugement renvoyant les parties dos à dos, nul doute qu'elle constitue déjà un fait historique qui laissera des traces. (À suivre).
(1) Dans son livre, Luigi CASCIOLI affirme que l'Église a créé le personnage de Jésus en s'inspirant d'un personnage qui a réellement existé, Jean de GAMALA, un juif du 1er siècle qui s'est battu contre les romains.

Affaire classée sans suite pour la plainte de Luigi Cascioli contre l'Église pour abus de la crédulité populaire
L'audience du 27 janvier 2006 s'est soldée par un prompt classement de l'affaire aux archives. Luigi Cascioli avait déposé plainte contre le curé Enrico Righi pour abus de la crédulité populaire et son initiative avait eu un fort retentissement international. Le tribunal de Viterbe, en Italie, n'a pas jugé utile de se prononcer sur le fond de l'affaire, à savoir les mensonges et manipulations de l'Église sur l'historicité du personnage de Jésus. Mais l'ingénieur agronome à la retraite ne s'avoue pas vaincu et a, le 18 mars, déposé une plainte à la Cour Européenne des droits de l'homme de Strasbourg.
( Source: HTTP://atheisme.org )

TOUCHE PAS À MA LIBERTÉ D'EXPRESSION
Tout peuple qui s'endort en liberté
se réveillera en servitude. (Alain)


La conquête de la liberté n’est jamais définitive. On doit la défendre sans cesse car ses ennemis sont tapis dans l’ombre prêts à saisir la première occasion pour la remettre en question. Et plus particulièrement la plus précieuse ou la plus gênante de toutes, selon le côté où l’on se place: la liberté d’expression.
L’affaire des caricatures à offert cette occasion à Jean-Marc ROUBAUD député UMP du Gard qui vient de déposer à l’Assemblée Nationale le 28 février 2006 sous le n°2895, un projet de loi revenant à rétablir en fait le délit de blasphème.
Dans l’exposé des motifs il écrit : “La liberté d’expression ne saurait donner le droit de bafouer, de désinformer ou de calomnier les sentiments religieux d’aucune communauté ou d’aucun État quel qu’il soit". Aussi, la République française se doit, par une proposition de loi, de sanctionner tout discours, cri, menance,écrit, imprimé, dessin ou affiche portant atteinte volontairement aux fondemnts des religions”.
Nous ne savons pas si cette proposition de loi sera prise au sérieux par les députés mais dans l’ambiance actuelle tout est possible.
Dans la mesure ou la loi interdirait les atteintes portant sur “le fondement” des religions, c’est à dire sur les dogmes, les doctrines, les symboles etc... elle interdirait de fait la liberté de critique philosophique, artistique et littéraire des religions et serait contraire à la liberté d’expression.
On pourrait dresser une liste d’oeuvres littéraires ou artistique entrées dans la culture classique qui auraient pu être considérées comme blasphématoires et interdites en application de cette législation.
La législation actuelle sufit à:
- garantir la liberté de culte,
- protéger les personnes contre l’injure publique, les menaces, la diffamation et les violences,
- à interdire toute discrimination sur la base de l’appartenance religieuse,
- et à assurer l’ordre public en permettant d’interdire toute manifestation susceptible de provoquer des troubles.
Si cette loi était adoptée elle nous ferait faire un bond de deux cents ans en arrière. Nous voyons aujourd’hui où conduisent les abandons successifs de la laïcité.
Nous ne sommes plus au Moyen-Âge. Pas de retour à l'inquisition. Nous n'avons rien contre les croyants, mais au nom de la liberté de pensée et d'expression, nous revendiquons pour nous-mêmes et pour les autres, le droit de critiquer par tous les moyens, les idées qui nous paraissent irrationnelles, fausses ou rétrogrades (1), voire dangereuses, professées par les religions, comme nous admettons que l'on critique les nôtres.
(1) Il ne manque pas de versets dans le Coran pour faire de la femme un être inférieur. Ainsi nous lisons:
Sourate 4, verset 32: "Les hommes sont supérieurs aux femmes parce qu'Allah leur a réservé les plus hautes places dans la société et que ce sont eux qui pourvoient aux dépenses du nécessaire".
Sourate 2, verset 282: "Si vous contractez une dette, qu'un écrivain la mette fidèlement par écrit pour vous devant deux témoins. S'il n'y a pas deux hommes, appelez un homme et deux femmes".
Avec une telle loi, le seul fait d'écrire que ces deux versets sont rétrogrades suffirait à nous faire condamner par un tribunal.

LES TAUREAUX SONT-ILS AUSI DES CRÉATURES DE DIEU ?

Le 10 décembre 2005, l'abbé TESSIER de Nîmes avait organisé dans une bodega (taverne) de la ville, un colloque sur la tauromachie dans le cadre des événements proposés par l'association
Art, Culture et Foi catholique.
Bravant le froid, le vent et les insultes d'un passant, neuf militants de l'Alliance pour la suppression des corridas sont allés manifester devant l'établissemt portant des pancartes avec les inscriptions "Non à l'Église complice" et "Non au curé torero".
Saisi une première fois en 2003 pour lui demander que l'abbé cese de s'afficher dans les arènes en tant que spectateur mais aussi en tant qu'acteur, Mgr WATTEBLED évêque de Nîmes avait répondu que "La chapelle des arènes ne dépendait pas de l'évêché. Qu'il ignorait comment son aumônier était désigné et qu'il n'y était pour rien."
L'Alliance rappelle que le catéchisme de 1993 dit clairement "qu'il est contraire à la dignité humaine de faire souffrir inutilement les animaux et de gaspiller leur vie".
De leur côté les évêques nîmois, Mgr PLANTIER en 1863 et Mgr BESSON en 1885, "avaient blâmé sans détour les courses en usage dans quelques paroisses, et avaient défendu aux journaux catholiques de leur diocèse de prêter leurs colonnes aux publicités et aux réclames pour les courses de taureaux, ajoutant que s'ils devaient éléver la voix ce devait être pour les condamner hautement".
Et l'Alliance de prévenir, que face à ce qu'un grand nombre de ses membres considère comme un dévoiement de la religion, elle n'aura bientôt pas d'autre choix que d'aller manifester devant les églises.

Lettre du Pasteur canadien Hugh R L Mac Donald à l'évêque de Nîmes au sujet des corridas
19 décembre 2005

Révérend Monseigneur Wattebled,
Permettez-moi tout d'abord de me présenter : je suis un pasteur de l'Eglise Unie du Canada, la branche protestante la plus importante au Canada.
Trente années durant, j'ai été professeur de lettres au Collègue de la Confédération où j'ai enseigné la Civilisation Européenne à pas moins d'un millier d'étudiants chaque année.
Je suis par ailleurs Directeur d'une compagnie de voyages dont l'activité principale 0 consisté à amener en France des centaines d'étudiants découvrir, Paris la capitale, la Vallée de la Loire et la Provence.
Avec tout le respect, Mon Révérend, je souhaiterais par la présente vous faire part de ma très grande désillusion en découvrant que dans votre diocèse l'on autorise la torture d'animaux, expression de la cruauté et du sadisme au nom de divertissement, et vous dire également combien j'ai été scandalisé et courroucé par cette découverte.
En effet, il s'agit là d'un divertissement seulement digne de barbares ; il occasionne d'infinies souffrances aux animaux impuissants, il fait la promotion du sadisme et endurcit le cœur des spectateurs. C'est l'antithèse de la Civilisation.
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Albert Schweitzer écrivit : " Seules les personnes capables d'apporter leur aide pour tenter le plus possible de réduire les souffrances de tout ce qui vit, peuvent se prévaloir d'une conduite éthiquement responsable. "
Des millions de Canadiens et d'Américains sont véritablement révoltés par la corrida qui n'a rien d'un sport mais tout d'un massacre.
Nous ne comprenons pas pourquoi une nation civilisée comme la Nation Française permet une telle barbarie importée d'Espagne et qui est tellement étrangère aux idéaux de la France. Ayant découvert en 2003 ces pratiques dans la ville d'Arles, je décidai aussitôt d'annuler toutes les futures visites en Provence.
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Comment supportez-vous encore le fait que des animaux soient longuement torturés jusqu'à ce que mort s'en suive et ce très précisément sous votre nez qui plus est ?
Respectueusement vôtre.

Révérend Hugh R.L. Mac Donald
Directeur du Mac Donald Tours of Canada
Professeur de lettres - Confédération College
Minister The United Church of Canada

SCIENCE & VIE PREND LES ATHÉES POUR DES IMBÉCILES Par Louis BALLESTER

- Dans son n°1055 d'août 2005, Science & Vie a écrit sur sa couverture que:
"La religion augmente l'espérance de vie".
- Page 54 on pouvait lire en gros caractères:
"Ce n'est pas un hasard si la croyance en Dieu augmente l'espérance de vie".
- Ce qui n'est déjà plus tout à fait la même chose.
- La revue ayant rapporté dans le même article qu'un psychiâtre américain:
"est en effet parvenu à estimer que les croyants vivaient 29 % de plus que les non-croyants",
- j'ai estimé, moi, que je ne pouvais pas laisser passer une telle énormité et j'ai adressé à Science & Vie une lettre de protestation à laquelle elle m'a répondu dans le courrier des lecteurs de son numéro de novembre.
- Il fallait s'attendre à ce que Science & Vie cherche à se justifier, mais dans sa réponse elle reconnaît toutefois que:
"La longévité est déterminée par un grand nombre de facteurs ne pouvant se réduire en aucun cas à l'influence d'une quelconque croyance religieuse".
- Ce qui contredit l'affirmation selon laquelle la croyance en Dieu (sous-entendu à elle seule), ferait vivre plus longtemps.
- Mais j'ai surtout relevé dans cette réponse qu'en fait:
"Pour mieux comprendre ces résultats il faut savoir que les croyants analysés par les chercheurs dans la plupart de ces études sont souvent "très" religieux. Non seulement ils disent adhérer aux principes de leur religion, mais ils en suivent scrupuleusement les préceptes.
- Or on le sait, les religions encouragent généralement leurs adeptes à un mode de vie sain, prohibant notamment la consommation d'alcool ou de drogues, dont les effets directs sur la mortalité (maladies, cancers...) mais aussi indirects (via les accidents de la route par exemple) sont autant d'éléments qui ont une incidence évidente sur la longévité des individus".

- Que cela n'a-t-il pas été dit plus tôt. Voilà qui est plus proche de la vérité, mais il n'est pas nécessaire de croire en Dieu pour cela, il suffit de suivre les conseils de son docteur.
- Quant au procédé employé par Science & Vie consistant à mettre sur le compte de la croyance en Dieu ce qui dépend d'une hygiène de vie, il s'apparente à une grossière propagande en faveur de la religion.
Ndlr: Si la croyance en Dieu augmentait l'espérance de vie, cela intéresserait au plus haut point les assurances. Or au moment de faire signer un contrat d'assurance-vie à leurs clients, les assurances ne prennent en compte que deux facteurs de risque: le poids (la surcharge pondérale) et les antécédents médicaux.

FIN